Natalia is a Colombian photographer, artist, curator, and social researcher whose work focuses on social projects involving communities affected by violence, with an emphasis on historical memory. She is a photojournalist with a Master's in Social-Spatial Studies, which has equipped her with the skills to develop critical and social thinking within her artistic practice through photography.
In the context of memory, she created a system for working with relatives of victims of forced disappearance during the Colombian armed conflict, using photography as a tool to transform pain and foster resilience in the face of traumatic experiences. She also has experience in editorial work with a social focus, creating visual curatorships and developing anthropological, care-centered narratives that defend the human rights of diverse communities.
Natalia est une photographe, artiste, commissaire et chercheuse sociale colombienne. Son travail se concentre sur des projets sociaux menés avec des communautés touchées par la violence, avec un accent particulier sur la mémoire historique. Photojournaliste de formation, elle est titulaire d’une maîtrise en études socio-spatiales, ce qui lui a permis de développer une pratique artistique ancrée dans une réflexion critique et sociale à travers la photographie.
Dans le cadre de son travail sur la mémoire, elle a conçu un dispositif de collaboration avec les proches de victimes de disparitions forcées durant le conflit armé colombien, utilisant la photographie comme un outil de transformation de la douleur et de renforcement de la résilience face aux expériences traumatiques. Elle possède également une expérience en travail éditorial à vocation sociale, en création de commissariats visuels et en élaboration de récits anthropologiques centrés sur le soin, qui défendent les droits humains de diverses communautés.
Natalia Botero
Reflections of Migration emerges from years of questions and reflections I have carried with me since the moment I was forced to leave my country and arrive in Canada as a Protected Person with my three children. It pushed me to the limits of my emotional and everyday experience. Photography becomes a tool for exploring identity and recognition: seeing myself in the face of the other, and recognizing the other within myself. The Reflects is a question in front of others like, who am I? How do I appear before others? What is the story of the person looking at me, and what is my story in their gaze?
Migration involves uprooting, social invisibility, the loss or fragmentation of identity, and separation from our closest family and social networks. Listening to migrant voices and looking directly into their eyes helps humanize what is often reduced to a geopolitical concept. It allows us to move beyond statistics and policies, breaking down the barriers and misconceptions attached to the word migrant.
This work creates a space for reflection and action, bringing everyday experiences to the foreground and opening dialogue around discrimination and the complex realities faced by immigrants. It invites viewers to engage with migration not as an abstract issue, but as a deeply human experience shaped by resilience, vulnerability, and belonging.
For decades, Canada has worked directly with migration. Since 1976, it has implemented policies aimed at broadening and diversifying migration pathways. While these efforts have enriched the country, they have also brought significant challenges, including a growing newcomer population and rapidly shifting social contexts worldwide. Reflections of Migration situates itself within this reality, offering a human-centred perspective that asks us not only to look.
Reflections of Migration naît de plusieurs années de questions et de réflexions que j’ai portées avec moi depuis le moment où j’ai été contrainte de quitter mon pays et d’arriver au Canada en tant que Personne protégée avec mes trois enfants. Cette expérience m’a poussée aux limites de mon vécu émotionnel et quotidien. La photographie devient alors un outil pour explorer l’identité et la reconnaissance : me voir dans le visage de l’autre, et reconnaître l’autre en moi-même. Reflections est une interrogation face aux autres : qui suis-je ? Comment apparaître aux yeux des autres ? Quelle est l’histoire de la personne qui me regarde, et quelle est la mienne dans son regard ?
La migration implique un déracinement, une invisibilité sociale, la perte ou la fragmentation de l’identité, ainsi que la séparation de nos proches et de nos réseaux sociaux. Écouter les voix des personnes migrantes et regarder directement dans leurs yeux contribue à humaniser ce qui est souvent réduit à un concept géopolitique. Cela permet de dépasser les statistiques et les politiques, en brisant les barrières et les idées reçues attachées au mot « migrant ».
Ce travail crée un espace de réflexion et d’action, mettant en avant les expériences du quotidien et ouvrant un dialogue sur la discrimination et les réalités complexes auxquelles font face les personnes immigrantes. Il invite le spectateur à s’engager avec la migration non pas comme un problème abstrait, mais comme une expérience profondément humaine, façonnée par la résilience, la vulnérabilité et le sentiment d’appartenance.
Depuis des décennies, le Canada travaille directement avec la migration. Depuis 1976, il a mis en œuvre des politiques visant à élargir et diversifier les voies migratoires. Si ces efforts ont enrichi le pays, ils ont aussi apporté des défis significatifs, notamment une population de nouveaux arrivants en croissance et des contextes sociaux mondiaux en rapide évolution. Reflections of Migration s’inscrit dans cette réalité, offrant une perspective centrée sur l’humain et nous invitant non seulement à regarder.

